Home Faites votre don Soutenez l’action Organisez un événement

Nos résultats

2007 - 2008 - Aujourd'hui

2007

Des chercheurs de l’UZ Brussel et de la VUB ont mis au point un nouveau traitement contre le mélanome, forme grave du cancer de la peau ,qui se développe dans les mélanocytes (cellules qui pigmentent la peau). Chaque année, cette maladie est diagnostiquée chez 700 Belges et en tue 250. Il s’agit du cancer le plus fréquent chez les femmes entre 20 et 29 ans.

Les premiers résultats de cette recherche ont été positifs. Plus du tiers d’un groupe test (de 25 personnes) traitées au moyen d’une combinaison de médicaments bien précise (vaccin dendritique des cellules + interféron alpha 2b) a présenté des signes de destruction des mélanocytes.

Par ailleurs, au début de l’immunothérapie, deux patients atteints de mélanome avancé ont cessé de présenter des symptômes de la maladie depuis plus d’un an.

2008

Des scientifiques de l’UZ Brussel ont été les premiers à obtenir des cellules souches  à partir d’embryons sans détruire les embryons. Cette nouvelle technique est d’une importance capitale pour les pays où l’utilisation des cellules souches est combattue, voire interdite, en raison de la mort embryonnaire.

Normalement, les cellules souches embryonnaires sont développées à partir de blastomères, ce qui entraîne la destruction de l’embryon. La technique mise au point par l’UZ Brussel permet d’obtenir des cellules souches à un stade plus précoce, immédiatement après la fécondation de l’ovule, alors que l’embryon ne compte que quatre cellules. Qu' une seule cellule est utilisée. Cela signifie que les trois cellules restantes continuent de se transformer en fœtus et que l’embryon d’origine est préservé.

Il se peut que cette technique puisse également servir à développer un nouveau traitement pour les enfants atteints de certaines maladies sanguines. A l’heure actuelle, on ne peut les aider qu’au moyen d’un « bébé-médicament » sélectionné pour la compatibilité de ses cellules saines avec celles d’un frère ou d’une sœur malade. Dans ce cas, on recueille le sang du cordon ombilical immédiatement après la naissance pour obtenir les cellules souches hématopoïétiques qu’il contient.

Projet en cours:

A Jette, l’UZ Brussel cherche le moyen de détecter des cellules cancéreuses dans le sang. La méthode diagnostique classique est la biopsie, au cours de laquelle un échantillon de tissu est prélevé pour analyse en laboratoire. L’analyse de sang simplifie considérablement le processus. "En cas de prélèvement sanguin, les cellules sanguines normales sont éliminées", explique Jacques De Grève, oncologue à l’UZ Brussel. "Nous nous servons d’anticorps qui ciblent des protéines qui n’apparaissent que dans les cellules cancéreuses, afin d’isoler ces dernières. Les cellules isolées peuvent alors faire l’objet d’une analyse génétique."

A l’heure actuelle, l’UZ Brussel n’utilise que cette méthode pour les cancers du poumon. La biopsie ne permet pas toujours de prédire l’évolution d’une tumeur et ainsi de déterminer le traitement le plus approprié. "Dans 25 % des cas de cancer pulmonaire, la biopsie ne permet pas de détecter les mutations génétiques importantes des cellules cancéreuses, car elle ne permet pas de prélever une quantité suffisante d’échantillon", indique le Dr De Grève. "Dans certains cas, nous sommes à présent en mesure d’utiliser des cellules malignes pour analyser les gènes cancéreux."

Les patients atteints d’un cancer du poumon peuvent alors recevoir un traitement mieux ciblé qui fait passer leur espérance de quelques années en moyenne à parfois 10 ans. Si le test sanguin continue d’être développé, il pourra servir à dépister de nombreux autres types de cancer. Il deviendra plus facile de prédire le risque de récurrence d’un cancer, par exemple d’un cancer du sein.